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Saint-Couat-d'Aude est une commune française, située dans le département  de   l'Aude et larégion Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Saint-Couatais.

Origine du nom :

En 778, dans la charte de Charlemagne qui fonda l'abbaye de Lagrasse, apparait le nom San Cucufati.

Saint Cucufa était un africain, martyr à Barcelone dont les reliques ont été apportées à l'abbaye de Saint-Denis et probablement aussi à Lagrasse.

 

En 838, la Charte de Pépin attribua au monastère de Lagrasse les terres de Sancti Cucufati.

Au fil des temps, le nom évolua pour donner aujourd'hui Saint-Couat-d'Aude. Cette dernière mention a été ajoutée pour distinguer la commune située sur le cours de l'Aude de son homonyme Saint-Couat-du-Razès située dans le même département sur une autre rivière.

Administration :

Liste des maires successifs

Période Identité
Mars 2008 à .......... Solange SANCHIS-FORIN
2008.1995 Pierre de VOLONTAT
1995.1991 Louis MERINO
1991.1977 Marcel SALA
1977.1965 Bernard de VOLONTAT
1965.1947 Marius OUSTRIC
1947.1944 Armand BONNAL
1944.1936 Louis MAGNIEVAL
1936.1919 Henri COLOMBIES
1919.1917 Alfred MESTRE
1917.1917 Jacques MARTY
1917.1903 Alphonse DELLAC
1905.1901 Joseph MATHIEU
1901.1896 Alfred MESTRE
1896.1894 Etienne GARRIGUES
1894.1894 Alfred MESTRE
1894.1894 Justin CAVAILLES
1894.1889 Adrien PECH
1889.1888 Numa MATHIEU
1888.1885 François VIDAL
1885.1884 Pascal MAGNIEVAL
1884.1881 Barthélémy COLOMBIES
1881.1874 François VIDAL
1874.1871 Gaudefroi BOUTTES
1871.1870 Firmin VIDAL
1870.1865 Elie PAGES
1865.1851 Toussaint BIDARD
1851.1850 Alexandre CAVAILLES
1850.1848 François VIDAL
1848.1843 Lucien BOUTTES
1843.1840 Pierre CAMP
1840.1837 Jean PAGES
1837.1826 Jean MATHIEU
1826.1821 Jean PETIT
1821.1812 Simon BOUTTES
1812.1800 Franàois CAVAILLES
1800.1799 Pierre CAMP
1799.1796 Roger GUILLAUME
1796.1792 Pierre CAMP

Démographie :

Évolution démographique

(Source : INSEE)

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2010
279 350 287 286 286 339 379

LIEUX ET MONUMENTS:

L’EGLISE DE SAINT COUAT D’AUDE

L"édifice a été restauré à l'intiative du conseil municipal sous le mandat de Pierre de Volontat, à partir de l'année 2004.Les peintures intérieures ont été restaurées à l'initiative du conseil municipal suivant, sous le mandat de Solange Sanchis Forin, en 2010 par l'artiste Richard CAMPANA.

L’origine de Saint Couat serait due à un prieuré dénommé Saint CUCUFAT de Flexus, certainement situé au nord est du village actuel. Le plus ancien document que nous possédions est une charte de Charles le Simple (814) qui confirme  les privilèges que l’Abbaye de Lagrasse avait détenu de Charlemagne et notamment la possession du dit prieuré situé sur la rivière d’Aude,  appartenant au diocèse de Carcassonne.

Mais auparavant on peut penser qu’il existait déjà un lieu de culte puisqu’on sait qu’un moine (ou ermite) catalan Cucuphas   (selon certains, africain du nord) serait venu évangéliser le pays aux alentours de l’an 300. Il fut d’ailleurs martyrisé en 309 sous l’empereur Dioclétien dans les environs de Barcelone.
Le lieu de son martyre serait situé à San Cugat del Valliés (à 20 km de Barcelone) où un monastère a été érigé. Etymologiquement San Cugat et Saint Couat ont la même origine. Quoiqu’il en soit on a parlé d’une « cella* » qui serait à l’origine du culte ou peut être une statue du Saint aurait été conservée.

*Cella, mot dérivé du latin celare, cacher. Ce terme  désigne un local fermé.

Signalons, également, que l’église actuelle est bâtie sur les bases d’une église carolingienne, ce qui est prouvé par le décrochement du mur sud-ouest de celle-ci. Ensuite un long silence s’étend sur l’histoire de l’ église. On sait seulement qu’elle fut attribuée à Simon de Montfort en 1215 à titre de fief de l’abbaye de Lagrasse, et qu’en 1691 Monsieur Jean TOUREILLE, prêtre du diocèse de Carcassonne prit possession des « masures de l’église du Prieuré ».

Il est probable que pendant, une longue période l’église ait tou tsimplement assuré sa fonction au gré des soubresauts de l’histoire. On ne pense pas que les guerres de religion aient eu quelque incidence car à cette époque (XIV-XVe) fut  construite la chapelle de la vierge ( à droite dans la nef) ; La chapelle Saint Roch ayant été, probablement, édifiée un siècle auparavant .

INTERIEUR DE L'EGLISE

Primitivement l’église actuelle ne comportait que la nef, les chapelles latérales  ont été ajoutées au cours du temps : celle de Saint Roch au XIVème siècle , celle de ND au XV et XVIème siècle et celle dite des Morts dans le 1er tiers du XXème.

La nef est de style  roman ce qui permet de situer sa construction au Xéme –XIéme siècle . Cette architecture est prouvée par le « doublage » des arcs des 2 portes,vues de l’intérieur et par le réemploi de « tailloirs* »  dont l’un (contrefort prés de la chapelle des morts) porte encore des dessins géométriques qui seraient d’origine wisigothe.

*Tailloir partie supérieure du chapiteau des colonnes

Plusieurs points  intéressants sont à remarquer :

- Les pièces constituant l’édifice sont d’une régularité presque parfaite. Elles ont été taillées au marteau et alignées méthodiquement. A comparer (à l’extérieur) avec la chapelle de la vierge et  celle des morts.

-  La porte des morts, découverte en 2004 lors des restaurations, donnait sur le cimetière qui à l’époque entourait l’église. L’actuel « monument aux morts » a été érigé sur une partie de celui-ci.

-   Les deux fenêtres romanes (l’une d’origine sur le flanc nord-est de l’abside,l’autre rétablie lors des restaurations sur la façade nord).

-  La crédence (côté droit de l’autel) qui serait un ancien chapiteau romain (voir les sculptures sur le coté), transformé sans doute au Moyen Age en « piscine sacrée », servant au rinçage des vases sacrés après l’office.


-  La croix en pierre (XIV-XVème)  découverte cassée dans le mur de l’ancienne sacristie.

- Les  dessins géométriques de la chapelle Saint Roch. Cette pratique remontant  au XIV-XVème siècle a été reconstituée par Richard CAMPANA (voir abbaye de  Caunes)

- Les fresques du coeur ne datent que du XIXème. Elles ont été peintes sur des fresques anciennes qui ont été martelées, donc irrécupérables. Les peintures  actuelles, marquent une époque de ferveur religieuse et ont été admirablement restaurées en 2010 par Richard CAMPANA qui a restitué les couleurs et les dessins d’origine.

A partir du XIXème siècle, l’on commence à suivre la « vie » de l’église grâce au registre du Conseil de Fabrique, organe créé par le Concordat et qui était chargé de gérer les églises. Le Maire en était le Président et les membres étaient élus ou nommés par cooptation. Dans les registres de celui-ci on peut notamment relever :

-  En 1831 construction d’une sacristie au flanc nord-est de l’église en utilisant les deux cotés formés par l’abside et le coté est de la chapelle Saint Roch. cette construction nécessitée par l’augmentation du nombre des fidèles (le village et le désir de récupérer la chapelle Saint Roch qui servait de sacristie.

Vers 1850 le percement des fenêtres actuelles du coté sud, remplaçant les anciennes fenêtres romanes. (on peut encore voir à l’extérieur comme à l’intérieur les anciennes voûtes de celles-ci au dessus des nouvelles). A cette occasion ont fit crépir toute la nef sans doute pour éliminel’humidité. Ce crépi a été enlevé lors des restaurations de 2004.

-   Au début du XXème siècle a été construite la chapelle des morts puis une salle attenante dite « des catéchismes ».Cette construction a été supprimée lors de la restauration.

BLASON SAINT ROCH
Il  existe une pierre sculptée  en forme de blason  dans le mur de la chapelle Saint Roch, à l’extérieur côté Ouest,. Un animal y figure, debout,  un écureuil, un singe ou un dragon … Il est difficile de connaitre l’ origine de cette pierre. On peut supposer qu’il s’agit d’un blason récupéré qui représenterait les armes de la famille de Bellisent, châtelains de saint Couat au XVIème siècle.

 

LE CLOCHER

Le clocher actuel date de la fin du XIXème siècle. Il est probable que celui d’origine ait subi les outrages du temps, usure ou bien coup de foudre...Il a donc été remplacé par un édifice de style néo-gothique, à la mode à cette époque.

En effet, à ce moment là, Viollet le Duc restaurait la cité de Carcassonne et on peut remarquer les quatre échauguettes*  stylisées rappelant les goûts de ce célèbre architecte.

* Echauguettes ou guérites, petites constructions situées dans les angles de bastion

Un détail parait intéressant à souligner : on remarque à l’intérieur de l’église, façade ouest deux remplissages à 4 à 5 mètres de hauteur. On peut supposer que, lors de l’ouverture des fenêtres de la nef, on a essayé d’ouvrir, également, deux fenêtres sur cette façade ouest mais on s’est, certainement aperçu  que le poids du clocher  causerait des dégât. C’est pourquoi les ouvertures  ont dû être rebouchées sans, toutefois,remettre les pierres d’origines.

Cet article a été écrit en collaboration avec Pierre de Volontat ,Maire de Saint couat d'Aude  de 1995 à 2008
 

Statue de la « fontaine vierge »

Texte rédigé par Henri de Volontat

Le 4 décembre 1854, le pape Pie IX a promulgué le dogme de l’Immaculée conception ? Pour le rendre plus sensible à la masse des fidèles dont un nombre important risquait de ne comprendre qu’imparfaitement cette nouveauté, il pensa proposer à leur vénération un modèle de statue de la Sainte Vierge. Il demanda donc aux artistes de tous les pays catholiques de loi adresser une maquette correspondant à son désir.

Les marbreries de Caunes, alors dirigées par Casimir Galinier, frère de ma grand-mère, et qui étaient en plein essor, envoyèrent à Rome leur projet. La commission ecclésiastique qui avait été chargée d’un premier tri retint cette maquette parmi celles à présenter au choix définitif de Pie IX. Mais entre temps les apparitions de Lourdes avaient amené le modèle de statue que tout le monde connaît, maintenant et qui s’imposa, peu à peu comme représentant l’Immaculée Conception. Aussi le projet de Pie IX tomba-t-il dans l’oubli. La statue qui orne la fontaine est la reproduction de la maquette envoyée à Rome que la famille Galinier avait conservé.

   
   
   
   
   
   
   
La  borne milliaire, vestige de la via Aquitania
 
La via Aquitania comparée à la via Domitia est peu connue du grand public Cette voie était l’artère maîtresse de Toulouse à Narbonne. Des bornes milliaires jalonnaient, régulièrement, son parcours.

Deux  de ces  bornes ont été retrouvées sur la voie romaine entre Carcassonne et Narbonne. La première de Tétricus a été trouvée “en 1888, en limite de Barbaira en allant vers Capendu”. Elle est exposée au musée de Carcassonne.

La seconde  a été retrouvée en 1848 à Saint-Couat d’Aude.

Ce milliaire  d’Auguste est capital, car il permet de dater la voie en  l'an 13-14 et de  confirmer  un tracé qui suit la rive droite de l’Aude. Il est exposé au musée  lapidaire de Narbonne.  Un moulage fac-similé réalisé  pour lle village est exposé dans le jardin du monument aux morts. On peut y lire l’épigraphie qui indique la distance depuis Rome.

 


IVLI DCCC CXXI | (DC) CCC II, soit une distance de 921 milles, 1381,5 km de Rome
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